Un colloque ayant pour thème « Quelle compétitivité stratégique pour la France au XXIè siècle ? » s’est tenu le 26 mai 2010 à l’Ecole militaire de Paris. Lors des tables rondes ou dans les différentes présentations, l’approche globale a été au cœur des réflexions.
Appréhender le management d’une organisation dans le cadre de l'approche par les effets permet de prévoir et de planifier d’emblée toutes les phases (et non pas les unes après les autres), en traitant l’ensemble du plan d’action jusqu’à l’atteinte de l’état final recherché.
En s’appuyant sur l’approche systémique, l’approche par les effets favorise une conception et une conduite des plans d’actions qui prend naturellement en compte à la fois la gamme des domaines métiers et la gamme des échelles de temps. En ouvrant le champ de la réflexion sur ces domaines et ces échelles, elle favorise la richesse de l’éventail des options stratégiques à considérer.
Mais, par l’introduction des effets comme intermédiaires entre les actions et les objectifs, l’approche par les effets favorise un style de management fondé sur la planification dynamique, la coordination souple des métiers et la subsidiarité dans le processus de conduite.
Le manque d'information fiable et à jour est le lot commun de toute planification stratégique, particulièrement en gestion de crise, ou lorsqu’il s’agit de préparer et de conduire un plan d’actions aux résultats incertains.
En tant que support de recherche d’options dans les travaux de planification stratégique, la modélisation systémique favorise l’exhaustivité, la créativité et la traçabilité du raisonnement. Mais l’émergence de l’idée directrice du plan, élément fédérateur essentiel d’un mode d’action, reste difficile.