Posts Tagged ‘Abbé Fret’

Livre ancien dans tous ses états

Dimanche, janvier 24th, 2010

Salon du livre ancien et du vieux papier

Salon du livre ancien et du vieux papier

Salon du livre ancien et du vieux papier

Bernadette Romascheff et les huit autres exposants qui l’accompagnent dans cette aventure ont gagné leur pari. Plusieurs centaines de personnes sont venues admirer les reliures anciennes et fouiller dans les bacs à la recherche du livre improbable.

La rencontre du « livre ancien et du vieux papier » a trouvé son public de bibliophiles et de collectionneurs.

Installé désormais tous les 3èmes samedis du mois dans la Halle aux grains de Mortagne-au-Perche, le salon ravira périodiquement les amateurs de beaux livres anciens, les chineurs de vieux papiers qui y trouveront leur bonheur dans une ambiance bonne enfant d’échanges et de conseils.

On y trouve de tout, mais aussi de beaux ouvrages anciens sur le Perche.

Il est possible de faire procéder à des expertises gratuites sur place.

Sans vous étonner, l’Abbé Fret était présent avec ses petits fascicules des « Scènes percheronnes ».

Salon du livre ancien et du vieux papier

Halle-aux-grains

Mortagne-au-Perche

3ème samedi du mois de 9H à 18H30

Digg This
Reddit This
Stumble Now!
Buzz This
Vote on DZone
Share on a Facebook
Bookmark this on Delicious
Kick It on DotNetKicks.com
Share on LinkedIn
Bookmark this on Technorati
Post on Twitter

Sacrée météo

Samedi, décembre 19th, 2009

« L’hiver, s’il n’est pas dans un bout, il est dans l’autre »

Neige sur les champs

Neige sur les champs

En octobre, les anciens d’aujourd’hui ne s’étaient pas trompés. La neige a précédé Noël.

Mais, il y a 170 ans, étaient-ils aussi perspicaces?

L’Abbé Fret, dans ses « Antiquités et chroniques percheronnes » parues en 1840, rapporte quelques dictions locaux :
« Les Percherons croient que la température des trois fêtes de Noël, influe sur les mois de mars, avril et mai. S’il fait beau le jour de Noël, mars sera beau, s’il fait froid le jour de la Saint-Etienne, avril sera froid, et la température de mai sera celle du jour Saint-Jean évangéliste, et vice versa.
 » Ils disent aussi : quand la Chandeleur est claire, l’hiver est par derrière ; quand (ce jour là), le soleil luiserne, l’ours rentre dans sa caverne ; c’est-à-dire, il y a encore pour quarante jours de froid, ce qui ne se vérifie pas toujours. L’hiver, disent-ils encore, est un petit bonhomme caché dans un bissac*, s’il ne vient tôt, il vient tard ; s’il n’est pas dans un bout, il est dans l’autre.
Suivant eux, s’il fait vent le six août, jour de Notre-Dame-des-Neiges, le bled sera très cher ; si le temps est clame, il sera bon marché.
Enfin, ils disent encore : telles rogations**, telles fenaisons.
S’il fait beau ces trois jours, les foins se ramasseront bien, s’il pleut, c’est le contraire. S’il pleut le jour de saint Opportune (22 avril), n’y aura ni cerises, ni guignes, ni prunes ; s’il pleut le jour de saint Mâ (saint Marc 25 avril), n’y aura ni fri, ni fra (point de fruits à couteau ni à cidre).
 »

En 2010, nous verrons bien ce qu’il en est.

***

* Bissac: sac à deux poches, besace.

** Les jours des Rogations sont les trois jours précédant immédiatement l’Ascension dans le calendrier liturgique chrétien.

Digg This
Reddit This
Stumble Now!
Buzz This
Vote on DZone
Share on a Facebook
Bookmark this on Delicious
Kick It on DotNetKicks.com
Share on LinkedIn
Bookmark this on Technorati
Post on Twitter

La mémoire percheronne

Mercredi, août 5th, 2009

L’abbé Fret, curé de Champs et historien de Perche, mérite d’être redécouvert.

Abbé Fret2

Abbé Fret, curé de Champs

Né à Bretoncelles en 1800, il devient curé de Champs à 23 ans et y restera jusqu’à sa mort en 1843.

Isolé dans ce petit village du Haut-Perche aux multiples collines, accessible par des chemins boueux, selon lui « incarrossables, iniquitables et même  souvent impédestrables », il va occuper sa solitude de promenades, d’observations et de lectures qui le conduiront à devenir un historien du Perche.

Il publie en 1837, à Mortagne-au-Perche, les Antiquités et Chroniques percheronnes, en trois volumes, véritable oeuvre d’archéologue et d’historien, menée avec des moyens dérisoires.

Mais son originalité, reconnue, réside dans les almanachs intitulés Le Diseur, qu’il publie à partir de 1838, recueils de récits, contes et articles historiques. Succès inouï pour l’époque (jusqu’à 6000 exemplaires produits à Paris), ils représentent une tentative innovante de garder la mémoire des choses pour les confier aux générations futures.

En 1838, il remarque: « Comme on ne peut trop blâmer  l’insouciance et l’incurie de tant d’ecclésiastiques qui, témoins d’une foule d’événements aussi curieux qu’intéressants dont leurs paroisses respectives ont été le théâtre, n’en ont jamais transmis les moindres vestiges à la postérité … je commencerai le premier à donner l’exemple d’une conduite plus soigneuse, en laissant chaque année, à la fin d’un registre, un mémorial des choses tant soit peu curieuses et utiles qui se seront passées ou faites dans la paroisse de Champs ».

Digg This
Reddit This
Stumble Now!
Buzz This
Vote on DZone
Share on a Facebook
Bookmark this on Delicious
Kick It on DotNetKicks.com
Share on LinkedIn
Bookmark this on Technorati
Post on Twitter
Subscribe to RSS feed Follow Collines du Perche on Twitter Follow Collines du Perche on Facebook SEO Powered by Platinum SEO from Techblissonline